Histoire d’Ânes

The two donkeys in the garden of the Chateau

Les hôtes qui se promènent dans le parc du château, croisent deux paires d’yeux qui les regardent intensément…puis s’ensuivent des hi han joyeux. Impossible de résister à Gégé et Haribo, les deux ânes du château. Ils sont drôles, amicaux et familiers et on voit bien qu’ils sont heureux et bien soignés. Mais ce ne fut pas toujours le cas.

Il y a 6 ans, un randonneur nous signale un petit âne triste et sans nourriture dans une pâture. Nous allons le voir et constatons qu’Haribo est sous-alimenté. Son regard vide nous bouleverse, il n’a plus d’espoir. C’était l’hiver, il gelait à pierre fendre. Chaque jour nous faisions 40 km pour le nourrir et casser la glace du seau pour qu’il puisse boire. Il reconnaît le bruit de notre voiture et nous accueillait avec hi han joyeux. Au bout de quelques semaines nous avons pu récupérer Haribo qui est venue vivre au château. Il s’est bien remis et est devenu un joli petit âne malicieux. Mais voilà, un âne tout seul n’est pas heureux… et on voyait bien qu’Haribo n’était pas bien dans ses sabots ! Nous avons fait appel à une fondation d’Île-de-France, qui après notre interview et la visite de notre établissement a validé le placement d’un âne en détresse.

 
 

[slider_gallery ids= »2325,2324,2326, 2327,2328″ width= »800″]

 

Gégé est arrivé quelque temps après en camion du sud de la France suivi par la voiture de la bénévole de la fondation. Gégé avait été maltraité, entravé des pattes arrière, les chaînes lui rentraient dans les chairs. Récupéré par la Fondation il fut soigné et partiellement rééduqué, mais il avait néanmoins gardé un cuisant souvenir de maltraitance par son ancien maître, il avait très peur des hommes. On avait beaucoup de mal à l’approcher tant il était craintif, et bottait très violemment dès qu’on approchait ses pattes arrière. 6 maréchaux ferrant tentèrent en vain de faire les sabots arrière, sans succès. Il fallut de longues semaines pour lui redonner confiance en l’homme, à raison de 30’ par jour et un gros sac de friandises. Le jour où nous avons pu prendre ses sabots arrière dans nos mains alors qu’il grignotait en toute confiance ses gâteaux préférés, nous en avions les larmes aux yeux de bonheur. Gégé a compris qu’on ne cherchait qu’à l’aider et lui faire oublier de vilains souvenirs. Gégé nous fait maintenant totalement confiance, c’est un grand tendre qui demande beaucoup de câlins, à la différence d’Haribo qui ne pense qu’à faire le clown, et qui nous fait beaucoup rire.

Comments are closed.